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La prise en charge de la cancérologie est l’un des points forts de L’ALLIANCE. Toutes les possibilités de traitement de la maladie cancéreuse existent dans la clinique, sauf la radiothérapie (néanmoins, pour cette dernière, une consultation spécialisée existe sur place). Des intervenants très divers s’y consacrent, en plus des médecins, chirurgiens, infirmières, aides soignantes, kinésithérapeutes.
Les promoteurs de L’ALLIANCE ont voulu que cet établissement réponde d’emblée aux directives du « Plan Cancer » national. Cette volonté a concerné évidemment les locaux et les équipements. Elle s’applique aussi à la prise en charge « humaine »,  largement inspirée par les souhaits des associations de malades.


Pluridisciplinarité

Contre le cancer, la notion d’équipe pluridisciplinaire est primordiale. Les décisions thérapeutiques sont prises collégialement entre les différents praticiens concernés (médecins, chirurgiens, radiothérapeutes), y compris jusqu’à l’échelon départemental, dans le cadre du réseau ONCO 37, où chaque cas est discuté. 
La prise en charge englobe les diverses étapes de la maladie : diagnostic, puis, selon les cas : chirurgie, chimiothérapie, bilans d’évolution…
Après avoir été éventuellement opérés par nos équipes chirurgicales, les patients qui ont besoin d’une chimiothérapie sont pris en charge, le plus souvent, en hospitalisation de jour, dans le service de soins ambulatoires où cinq lits, sur un total de 28, sont spécialement adaptés à ce type de thérapeutique.

Lorsque de nouvelles explorations doivent être effectuées, ou lorsque des mises au point de traitement sont nécessaires, c’est dans le service de médecine interne que reviennent les personnes concernées.

Soigner « autrement »

La prise en charge des malades va au-delà de l’aspect purement médical. Une psychologue, une socio-esthéticienne, une assistante sociale sont présentes dans l’établissement pour « soigner autrement » et trouver des solutions à des questions affectives ou matérielles (soins de suite, organisation du retour à domicile). Elles restent en liaison étroite avec les soignants pour faire le point régulièrement sur le cas de chaque personne.
Pour cette équipe, il ne s’agit pas de se préoccuper uniquement du malade, mais aussi, parfois, d’étendre cette prise en charge à ses proches.
« Les gens ne mesurent pas toujours l’intérêt qu’ils auraient à parler à un psychologue » constate la psychologue du service. Face au risque de syndrome dépressif, elle insiste sur l’importance de la durée de cette prise en charge : « Cela doit aller de l’annonce de la maladie jusqu’à la rémission, ou même à l’après-rémission. Sinon, on constate souvent que des personnes « tiennent » pendant leurs traitements, période où elles sont entourées et prises en charge, puis qu’elles lâchent prise lorsqu’elles se retrouvent seules ».
Les soins de support (psychologue, socio-esthéticienne et assistante sociale) sont partie intégrante de l’hospitalisation.
 


Cancer… Comment l’annoncer ?

A la demande des associations de malades, le « Plan Cancer » a prévu un « dispositif d’annonce » de la maladie. Ses directives sont appliquées à L’ALLIANCE. Sachant que le traumatisme d’une annonce brutale et maladroite peut avoir des répercussions sur la suite de la maladie, il s’agit de les éviter.
Quatre étapes sont prévues :

1 - L’annonce du diagnostic du cancer est faite par le médecin ou le chirurgien, lors d’une ou plusieurs consultations.
Ce premier temps sera suivi d’une réunion pluridisciplinaire qui décidera de la stratégie thérapeutique à proposer au patient sous forme d’un « contrat personnalisé de soins ».

2 - Un « temps d’accompagnement soignant ». Il s’agit de donner au patient ou à ses proches la possibilité de rencontrer des soignants (autres que les médecins) qui reformuleront les informations antérieures, apporteront des informations complémentaires, feront visiter le service… Du stress en moins en perspective !

3 - Faire rencontrer l’équipe impliquée dans les « soins de support » (psychologue, socio-esthéticienne, assistante sociale, etc.).

4 - Créer la liaison avec le médecin de famille ; elle est nécessaire à la coordination des soins.
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