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Partout, dans la vie quotidienne, nous sommes environnés par des ennemis invisibles: les agents infectieux.
Le CLlN (comité de lutte contre les infections nosocornlales) de la clinique coordonne la riposte et la prévention contre eux.
II s'agit de protéger les malades contre les infections " nosocomiales " |
(celles qu'on contracte en milieu hospitalier, par opposition aux infections " communautaires ", contractées avant l'hospitalisation). Pour les équipes de soins, le risque infectieux est permanent. Les "portes d'entrée des microbes en milieu hospitalier s'appellent : cicatrices, drains, sondes...De plus, les mécanismes de I'ensemble des infections nosocomiales sont loin d'être clairs. Exemple : un individu peut cohabiter longtemps sans problème avec sa propre flore microbienne, puis devenir soudainement vulnérable à ces mêmes microbes et développer une infection nosocorniale lors d'un séjour en établissement de soins.
Surveillance et prévention
Le CLIN est chargé de :
* Définir les procédures de prévention à respecter, et de s'assurer qu'elles sont
respectées.
* Surveillez les infections dans la clinique.
Deux moyens ont été mis sur pied pour surveiller I'incidence des infections et déceler toute anomalie: la centralisation informatique des résultats de tous les examens microbologique et la déclaration de toute prescription d'antibiotiques. A la moindre alerte, la riposte s'organise.
Toute la collectivité soignante est impliquée dans cette lutte permanente. Des règles d'hygiène strictes doivent être respectées par tous les personnels de soins. En tête figure I'hygiène des mains, immédiatement suivie de la propreté de la tenue vestimentaire du personnel et des douches pré-opératoires des patients. L'efficacité du dispositif repose sur l'ensemble des protocoles de soins écrits et contrôlables. Tout est codifié : utilisation des gants et des casaques protectrices, préparations des champs opératoires, pose d'une cathéter, préparation d'un opéré, isolement des patients présentant des infections à germes particuliers, stérilisation des instruments, désinfection des surfaces, précautions pour accéder aux "zones senseibles", etc...
Contrôle de l'environnement
La surveillance de l'environnement dans les zones il risques (blocs opératoires, service de réanimation, etc.) fait partie des missions du CLIN.
La qualité de l'eau et de l'air dans les blocs opératoires et autres endroits sensibles est contrôlé régulièrement. Chaque salle d'opération est en surpression pour éviter toute entrée d'air autre que celui venant du système d'aération, conçu pour contrôler :
filtration, maîtrise des flux. température, humidificalion.
L'organisation géographique du bloc et son fonctionnement répondent à des impératifs strictes de prévention des infections.
Chaque salle d'opération est dédiée à une chirurgie spécifique : urologique, gynécologique, orthopédique, etc... Toutes sont désinfectées après chaque opération.
Leur disposition obéit au principe "d'asepsie progressive" : les interventions les plus délicates sont réalisées dans les salles les plus éloignées du sas d'entrée au bloc.
De surcroît, Ies opérations Ies plus sensibles sont les premières effectutles le matin, dés l'ouverture du bloc. A I'inverse, l'activité dite "septique" est réalisée en fin de programme.
Equipe opérationnelle d'hygiène et "indicateurs de performance"
Dans sa démarche continue d'amélioration des soins, le CLIN s'appuie sur l'équipe opérationnelle d'hyglène (EOH) qui comprend : un médecin responsable, un médecin hygiéniste, la directrice des soins, un pharmacien, I'infirmière hygiéniste, un médecin assistant médical.
Missions de I'EOH :
* mise en place des "bonnes pratiques ".
Ex : désinfection des mains avec des
solutions hydroalcooliques (on ne parle plus
seulement de "lavage" des mains,
mais plus largement "d'hygiène" des mains).
* évaluation de l'application de ces pratiques
par des audits,
* formation du personnel.
Ex : les mesures d'isolement, etc.. .
* investigation et intervention lors d'alertes
éventuelles. |
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Tableau de bord de lutte contre les infections nosocomiales
Dans le cadre du programme national de lutte contre les infections nosocormiales,
la clinique de L'ALLIANCE suit les cinq indicateurs de performance suivants :
* L'activité globale de lutte contre les infections nosocomiales
(Indicateur composite d'activité, score ICALIN).
* Le taux de bactéries multirésistantes (SARM).
* Le taux d'infections du site opératoire.
* La consommation des solutions hydro-alcooliques.
* La consommation d'antibiotiques
Ces résultats sont consultables sur demande...
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Vos antécédents, SVP !
La première précaution à prendre pour vous protéger vous-même, c'est de signaler tout antécédent infectieux médical ou post- opératoire : furoncle, rhinopharyngite, sinusite, abcès dentaire, etc ... Ces infornations devront être données lors des consuitations du chirurgien et de l'anesthésiste avant l'intervention.
Lors de ces consultations préalables, si un foyer infectieux est découvert, l'opération pourra être retardé, si elle n'est pas urgente. Une simple dent abîmée peut éventuelement aller jusqu'à provoquer une infection grave au niveau de I'organe opéré. Seule solution : procéder à une extraction préventive !
L'importance des douches
pré-opératoires
Autre précaution : les douches pré-opératoires destinées à diminuer la
colonisation bactérienne de la peau. Dans la procédure étroite concernant cet acte, rien n'est oublié: ni la nature des produits antiseptiques, ni le nombre de gants de toilette propres à employer, ni la manière de se savonner, ni l'ordre dans lequel il faut laver les diverses parties du corps...
Pour ces douches, prévoyez d'apporter au moins quatre gants de toilette et deux serviettes. D'une manière générale, prévoyez largement la quantité de linge à apporter, surtout si vous habitez loin, sans possibilité de vous réapprovisionner.
Pour les visites: si vous êtes hospitalié en secteur de soins intensifs, demandez à vos proches de limiter les visites. Et sachez que les fleurs sont interdites partout dans la clinique ; elles peuvent être porteuses d'agents pathogènes !
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